PARIS (75) PHILHARMONIE DE PARIS

DATE: 4 September 2019
TIME: 20 h 00 min
LOCATION: PHILHARMONIE DE PARIS

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Une soirée au profil underground avec les digressions électro-jazz du saxophoniste Étienne Jaumet, la frappe tellurique du New-Yorkais Jim Black au service des compositions du guitariste parisien Paul Jarret, et le retour attendu en groupe du saxophoniste Guillaume Perret.

1/ Étienne Jaumet
C’est en partant du constat que peu de fusions électro-jazz du début du siècle étaient à son goût qu’Étienne Jaumet (tête pensante de Zombie Zombie) a décidé d’associer de grands thèmes mélodiques du jazz à des boîtes à rythmes électroniques. Il pioche dans toutes les époques : du standard parmi les standards « Caravan » jusqu’aux compositions des années 1960 d’Ornette Coleman, de Sun Ra ou du Art Ensemble of Chicago avec le fameux « Thème du Yoyo ». Avec une grande liberté formelle, mais un souci de préserver l’essence de chacune des mélodies, le saxophoniste français a choisi de réinterpréter sept morceaux (plus un titre de son cru) qui ont marqué sa formation d’instrumentiste, tous publiés sur l’album 8 Regards Obliques. Huit regards minimalistes aussi, avec une production électro et des synthés aux couleurs industrielles, effectivement bien loin d’un acid-jazz britannique et autres pulsations « lounge » des années 2000.

2/ Paul Jarret & Jim Black
C’est en empruntant des disques de jazz un peu au hasard dans la médiathèque de son quartier que Paul Jarret a découvert Jim Black. Une claque. L’énergie d’un rock underground et le langage du jazz. Musicien incontournable de la scène « downtown » new-yorkaise (cette mouvance dont le gourou est John Zorn), Black est un ovni de la batterie et un virtuose des métriques tordues. Figure émergente de la scène parisienne, Paul Jarret est le leader du très remarqué PJ5, qui a publié l’an dernier I Told the Little Bird, disque qui révèle une écriture poétique et une grande maîtrise des silences. Lauréat du prix « Talents Adami Jazz 2019 », le jeune guitariste a vu un rêve se concrétiser en ayant l’opportunité de se consacrer à l’écriture de compositions pour son drummer-hero et de créer avec lui un groupe sur-mesure, avec le spécialiste du Fender Rhodes Jozef Dumoulin. C’est ce tout nouveau répertoire que l’on découvrira sur la scène de la Cité de la musique.

3/ Guillaume Perret
C’est sous les feux des projecteurs et sous les applaudissements de la critique que la carrière de Guillaume Perret a démarré en 2012 avec The Electric Epic. Signé sur le label Tzadik de John Zorn, le jeune saxophoniste au look futuriste avait attiré l’attention du pape de l’underground new-yorkais avec une musique à l’énergie rock et un son de ténor bardé d’effets – mais toujours, entre deux coups de tonnerre, un lyrisme envoûtant. Après trois publications en groupe, l’heure était à la liberté totale en 2016 avec Free : un ambitieux travail d’auto-sampling, seul en scène. Puis Thomas Pesquet est redescendu sur terre, et Guillaume Perret a composé la musique du film 16 Levers de soleil, sorti l’an dernier. C’est dans la continuité de ce travail que s’inscrit le répertoire de son nouvel album, Élevation, sur lequel on retrouve plusieurs invités de marque comme le rappeur Nya. Une musique plus épurée, assure-t-il, mais certainement pas moins énergique !

2019 Guillaume Perret © tous droits réservés